Pluie de Rêves : comment j'ai plaqué mon poste de directrice pour devenir créatrice ?

Pluie de Rêves : comment j’ai plaqué mon poste de directrice pour devenir créatrice ?

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de l’histoire de Pluie de Rêves : comment tout a commencé et comment j’en suis arrivée là (enfin, ça fait un peu pompeux et pour le moment, ce n’est pas non plus THE success story mais j’y travaille et surtout ça me rend heureuse alors que demander de plus !). Des fois que vous soyez un peu curieuse d’en savoir plus ou alors que vous ayez envie de lancer votre propre marque. Sait-on jamais 😉

Une histoire de passion

De 15 à 30 ans, je me disais que la couture était une activité de grand-mère. À 31 ans, je me suis mise à flipper car je commençais à envisager l’idée de m’y mettre (mais pourquoooooi ??) – tout ce que je pourrai créer, tout ça tout ça ! Le coup de vieux. J’ai attendu plusieurs mois avant de sauter le pas, moi qui suis d’habitude plutôt trèèèèès rapide à passer à l’action (Maman Hyperactive, c’est moi). Juste histoire d’être bien sûre que ce n’était pas une histoire d’hormones après ma 2ème grossesse ou une lubie passagère…

Pendant ces longs mois, j’ai bien-sûr étudié les machines à coudre disponibles sur le marché. Je voulais être bien équipée (d’une machine à coudre qui brode notamment) car j’avais déjà pleins d’idées de réalisations en tête et je kiffais les appliqués. Et comme je suis un peu geek, je ne pouvais pas acheter une machine à coudre de base (im-po-ssi-beu-le).

Et puis j’ai commencé à suivre des créatrices qui étaient loin de créer des choses vieillottes ! Ça a été le déclic. On pouvait faire du moderne avec une machine à coudre. Il y a par exemple Laëtitia Gheno ou encore Edwige Foissac (allez voir ce qu’elles font et vous aurez sûrement envie de vous lancer dans la couture aussi !).

J’ai donc investi dans une Brother Innovis 950 (aujourd’hui remplacée par Innovis 955) avec la pression que ça avait intérêt de me plaire vu le prix de la machine (hum hum). Et je me suis lancée, seule, sans avoir jamais touché une machine à coudre de ma vie . Enfin quand je dis seule, avec l’aide de tous les supers tutos disponibles sur internet et de quelques livres de couture.

J’ai commencé par réaliser une guirlande de fanions et je suis très vite passée à la vitesse supérieure (doudou en 3ème projet par exemple). J’ai dans l’idée que lorsque l’on veut réussir quelque chose, on y arrive si on y croit assez fort et que l’on s’en donne les moyens. Alors oui, j’y ai passé des heures. Oui, j’ai souvent décousu ce qui n’allait pas mais ô miracle, j’ai réussi et ça, ça donne des ailes. Les étoiles dans les yeux des enfants devant un doudou loin d’être parfait, aussi.

C’est ma force et c’est comme cela que je suis passée, par exemple, de “je commence à faire de la photo avec du bon matériel” à “je suis photographe studio pour les familles” ou encore de “j’aimerais bien créer mon site web” à “des sites web ? J’en ai créé plus de 10 !” – en quelques années un peu avant Pluie de Rêves. Je ne me mets pas de barrière. Je tente, j’insiste, je ne lâche rien, je me forme. Ascendant pitbull quoi (mais je ne mords pas !). Ma mère dirait juste dé-ter-mi-née.

Une histoire d’expatriation

Je me suis donc mise à coudre pas mal le soir en rentrant du travail quand les enfants étaient couchés. Et puis, j’ai quitté un boulot prenant de directrice pour suivre mon mari en… Arabie Saoudite (total kif hein !). C’était une décision familiale dont le but pour moi était de développer une autre activité, de changer de cap. Saisir l’opportunité d’avoir une vie qualitative et pas enfermée au bureau de 8h30 à 18h (21h parfois ! – enfin je suis enfermée dans mon atelier désormais mais sans boss quoi). Pouvoir prendre le temps de réfléchir sans avoir la pression de ramener des sous à la maison pour faire bouillir la marmite. Pouvoir m’occuper un peu plus des garçons, aussi.

Alors j’ai lancé une activité à Singapour où nous étions expatriés avant l’Arabie – avec deux associés – avant de quitter le pays (histoire d’être bien sûre de ne pas m’ennuyer avec le déménagement en plus). Tant que j’ai été sur place (les premiers 3 mois de la société quoi), cela a bien fonctionné et puis la gestion à distance a vite été compliquée une fois que je suis arrivée à Jeddah. Tout gérer par emails ou Skype quand j’aime tellement rencontrer les gens en vrai… Cela ne pouvait pas fonctionner et nous avons donc décidé de fermer la boîte cet été. Mais je ne le vis pas comme un échec, ça aura eu le mérite de me donner les clés de ce qu’il ne faut pas faire !

Dans le même temps, je continuais à coudre des sacs, beaucoup de trousses et un peu de doudous. Et je cherchais toujours l’idée de ce que je pourrais lancer comme boîte, basée sur mes passions du web et de la photo (car je suis blogueuse voyage famille aussi : Petits Globetrotteurs). Notre première année à Jeddah, j’ai d’ailleurs pris le temps de publier mon e-book, commencé une année plus tôt – Le pack anti-stress du parent voyageur – un condensé d’informations pour les familles qui souhaitent voyager avec leurs enfants de moins de 5 ans.

Mais surtout une histoire de copines

Et puis, alors que je continuais de chercher l’activité qui me correspondait vraiment, on m’a demandé une première fois si je vendais mes créations (parce que oui, après avoir bien compris comment réaliser les créations des autres, j’ai commencé à créer les miennes – c’est plus marrant). J’ai dit que non. Puis une 2ème. Même réponse. Au bout de la 3ème fois, j’ai commencé à me dire pourquoi pas mais à un prix qui fonctionne pour moi. On voit trop de créatrices qui ne comptent pas leurs heures de travail lorsqu’elles fixent leur prix de vente et qui ne comptent que le coût des matières premières. Or, la couture, ça peut prendre beaucouuuuup de temps.

Et puis, il y a les copines. Celles qui y croient avant vous et qui sont à fond ! De vraies machines à motivation 🙂 Ce sont elles qui m’ont poussée. Mais vas-y, je suis sûre que ça va marcher ! Tu ne risques rien ! Tu devrais aussi donner des cours de couture car celui que tu nous as donné était super !

Ouais, j’sais paaaas. Mais siiii ! Bon bon OK. Bingo.

Alors fin septembre 2016, un peu pour voir ce que ça pourrait donner et beaucoup pour le challenge, j’ai renommé ma page de couture Facebook en Pluie de Rêves (elle est là !), j’ai fait créer mon logo 3 jours plus tard (merci Fiverr) et dans les 10 jours, j’avais créé mon site web et ma page Instagram. Quelques semaines plus tard, mon premier planning d’ateliers couture était prêt (voir les ateliers 2017-2018 à Jeddah). Au fil des mois, j’ai lancé ma trousse dromadaire bleue et dorée, mes trousses kokeshi, des pochettes de soirée. Les produits ont trouvé clientes à leur fermeture éclair pied.

A chaque fois que j’ai douté, que j’ai eu un coup de mou, les copines étaient là pour y croire pour moi ! Merci les filles <3. Il y en a une en particulier qui vient aussi 2 matinées par semaine m’aider à découper des pièces, à être plus productive. Ah les copines, ça fait parfois beaucoup pour nous !

Un peu plus d’un an après le lancement, j’ai trois marchés de créateurs prévus d’ici quelques semaines. Encore une fois, pression, stress, doute mais les copines sont là (mon mari aussi) ! Et encore une belle marge de progression pour Pluie de Rêves en perspective. Alors surtout, si vous avez envie de vous lancer dans un projet de cette envergure, entourez-vous bien, prenez votre courage à deux mains et foncez ! (le groupe Facebook Les entrepreneuses qui déchiiirent est une mine d’or pour obtenir du soutien – je viens de le rejoindre mais je vois déjà tout le potentiel).

Commentaires
  • Manue 9 novembre 2017 13:12

    Bravo bravo bravo et gros bisous!!!!

  • Emilie V 9 novembre 2017 14:03

    On croit en toi !!!!
    Bisous

  • so go 9 novembre 2017 20:17

    weldone!! et je peux vous dire que ce qui arrive va être top également

  • déborah 16 novembre 2017 12:03

    ah la la ! j’en rêve ! partir de paris, dans une ville plus calme dans le sud, avec mari et enfants, et ouvrir mon atelier mercerie… mais a chaque fois que j’ai essayer, ça n’a pas fonctionner… projet non viable etc… mais je ne perd pas espoirs !

  • Mister bricolage 1 décembre 2017 18:05

    Effectivement, la passion pour une chose nous mène à “plaquer” comme tu le dit, beaucoup de choses. Sinon, tes créeations sont une pure merveille.

Désolé, les commentaires sont clos.

Inscription

Reset Password